
Près de trente personnes, religieuses et laïcs, jeunes et aînés, venus de toute la France et de Belgique ont participé à la session « Avec Philippine Duchesne, avoir un cœur sans frontière » organisée au centre spirituel Sophie Barat à Joigny les 4, 5 et 6 novembre derniers.
Animée par Sœur Marie-France Carreel et par Chantal Paisant, auteur d’ouvrages sur la sainte, la session a permis une véritable découverte de l’itinéraire de Philippine Duchesne, en s’appuyant en particulier sur sa correspondance. Elle a également été l’occasion de nombreux partages et de témoignages d’expériences entre les participants.
Sainte Rose-Philippine Duchesne nait en 1769. Devenue religieuse du Sacré-Cœur, elle reçoit dans la prière un appel à des missions lointaines. En 1818, elle rejoint l’évêque de Louisiane. En 1841, elle réalise enfin son rêve et part vivre au milieu des indiens Potowatomi.
Tous les participants ont reçu un accueil chaleureux et fraternels à Joigny. Puis Sœur Marie-France a ouvert le week-end, en commençant le récit de la vie de la sainte à la première personne. Ce « je » au nom de Philippine a permis de mieux sentir toute l’humanité, la sensibilité et les aspirations de la missionnaire. Puis au travers des lettres de la sainte, Chantal Paisant a présenté son parcours spirituel : Philippine était animée d’un désir ardent d’aller évangéliser les « sauvages » en Louisiane. La réalité s’est révélée toute autre, très dure. Dès le voyage, elle a supporté le mal de mer, le scorbut, la fièvre jaune et s’est trouvée incapable d’aligner deux pensées intelligentes. Son grand vœux devait se réaliser petit à petit, et après de nombreuses épreuves. Elle ne partagera la vie des Indiens qu’une année, à la fin de sa vie.
Entre les exposés, les participants ont pu échanger en petits groupes. Tous ont été émerveillés par Philippine ! Certains ont troqué leur vision d’une sainte dure et austère par celle d’une femme, certes, énergique mais très proche des gens, sensible à son entourage et qui a énormément souffert. Philippine invite chacun aujourd’hui à accepter que ses grands désirs se réalisent cahin-caha, en persévérant et en gardant espoir. C’est dans son immense amour pour le Seigneur que Philippine a puisé sa force. Les indiens l’appelait « la femme qui prie toujours ». À la fin de sa vie, elle passait des heures devant le Saint-Sacrement, elle ne se rendait même pas compte que les Indiens venaient baisser sa robe.
Philippine Duchesne a été canonisée le 3 juillet 1988. Elle est fêtée le 18 novembre.
Prière de Philippine coordonnée par Marie-Thérèse Théry, rscj