Quand la beauté s’invite en prison ou l’Église dans les murs

Le 27  novembre dernier, un petit groupe de jeunes a rejoint la proposition des « Passeurs d’humanité » : aller à la rencontre des personnes en prison en animant une eucharistie. Témoignage !


Premier dimanche d’Avent

7 h 30 : c’est l’heure de sortir pour aller retrouver les autres passeurs d’humanité

8 h 30 : sur le parking de la prison de Fleury-Mérogis, c’est le temps des retrouvailles et de nouvelles rencontres : Blandine, Anne-Sophie, Marie, Clotilde, Marie-Agnese, Sandrine, Aline mais aussi Dominique et le père Yves sont là. C’est avec un magnifique bouquet de roses dans les bras que nous entrons dans la prison. La beauté s’invite dans les murs de béton.

Arrivés dans la chapelle -une salle nue avec des bancs- l’équipe s’active.  En deux temps, trois mouvements, l’autel est dressé, beauté !

Le Père Yves en donne le sens à « nos deux nouvelles » : chaque objet a été façonné par des mains habiles de personnes détenues, à l’intérieur même de leurs cellules, avec si peu de matériau et d’outils. Le résultat : des merveilles sous nos yeux ! Comme à chaque fois, c’est un accueil chaleureux qui nous est réservé. Nous venons partager l’Eucharistie du dimanche avec ces hommes qui forment l’Église « dans les murs », et c’est véritablement l’Église du Seigneur, nous faisons partie du même Corps ! Partager cette eucharistie nous unit à eux dans une  simple et belle fraternité qui dans la prière dépasse l’espace et le temps de ce dimanche.

Dans la simplicité et la profondeur des regards, nous sommes des passeurs d’humanité les uns pour les autres, et nous marchons ensemble vers la Lumière de Noël tant attendue.

Aline Wateau, rscj

À lire aussi : « J’étais en prison« , témoignage de Gaël, participant aux Passeurs d’humanité

Mots-clés: , ,

3 commentaires to “Quand la beauté s’invite en prison ou l’Église dans les murs”

  1. [...] Lire le témoignage de la dernière rencontre [...]

  2. [...] les témoignages : « Quand la beauté s’invite en prison ou l’Église dans les murs » « J’étais en [...]

Déposer un commentaire